Château Beychevelle : prix, classement et valeur du cru
Comparer les 92 grands crus de Bordeaux
Château Beychevelle est un cru de Saint-Julien, quatrième cru classé (1855, rouge). La surface publiée est de 90 ha. Dans la zone Agreste « Saint-Julien », le prix moyen des vignes est de 1 800 000 € par hectare en 2023. Dernier repère public : 87 € TTC pour 1 bouteille de 75 cl, millésime 2024, observé le 9 octobre 2026.

Carte d’identité du cru
| Classement et rang | Quatrième cru classé (1855, rouge) |
|---|---|
| Appellation | Saint-Julien |
| Commune | Saint-Julien-Beychevelle |
| Surface | 90 ha |
| Propriétaire selon la source citée | Groupe Castel, Suntory |
| Second vin explicitement nommé | Amiral de Beychevelle (second vin) |
| Encépagement | 60 % cabernet sauvignon, ; 35 % merlot, ; 5 % petit verdot |
La commune indiquée est celle du siège social mentionné par Wikipédia ; les parcelles peuvent couvrir plusieurs communes.
Périmètre de la surface publiée : 90 ha.
Ce que vaut le terroir
| Moyen €/ha | Minimum €/ha | Maximum €/ha |
|---|---|---|
| 1 800 000 € | Non publié | Non publié |
Le moyen 2024 est non disponible dans Agreste. Le dernier moyen publié est celui de 2023 ; aucun minimum ou maximum 2023 n’est renseigné dans ce classeur.
Ce prix porte sur les vignes de la zone, pas sur la valeur du château, des bâtiments, de la marque ou des bouteilles. Multiplier ce montant par la surface du domaine ne donne pas son prix de vente.
Repères de prix publics
| Nature et date | Millésime | Format | Prix total TTC |
|---|---|---|---|
| Prix affiché par un caviste, 9 octobre 2026 | 2024 | 1 bouteille de 75 cl (prix total du lot TTC) | 87 € |
Pour distinguer une offre, une adjudication et une cote, consultez la méthode de lecture des cotes de grands crus.
Ce qui fait la valeur du cru
Quatrième cru classé (1855, rouge) : ce rang décrit sa place dans un classement, sans fixer le prix d’un millésime. Le référentiel comprend 11 crus de l’appellation Saint-Julien. La surface de 90 ha permet de situer le domaine parmi les 7 surfaces renseignées de cette appellation ; elle ne mesure pas le nombre de bouteilles réellement commercialisées.
L’article français consacré à Château Beychevelle a reçu 3 594 consultations entre septembre 2025 et août 2026 : rang 11 sur les 92 crus du référentiel. Il s’agit de consultations de page, pas de lecteurs uniques ni de demandes d’achat. La période et la méthode sont communes à tous les crus, décrites sur le hub et sa méthode.
Beychevelle, un château tourné vers la Gironde
Le château Beychevelle se trouve à Saint-Julien-Beychevelle, dans le Médoc. Son identité tient autant à sa demeure qu’à son vignoble. Le bâtiment actuel reprend la forme d’une chartreuse, cette maison basse et allongée familière du Bordelais. Le parc, les ailes du château et l’emblème du navire composent une image très différente des grandes tours de Pauillac. Pour comprendre Beychevelle, il faut regarder ensemble cette architecture, sa proximité avec l’estuaire et son histoire maritime.
Le premier château est construit en 1565 à l’initiative de François de Foix-Candale. La propriété passe ensuite au duc d’Épernon, Jean Louis Nogaret de la Valette, gouverneur de Guyenne et grand amiral de France. La tradition attachée au domaine raconte que les navires passant devant ses terres baissaient leurs voiles en signe de respect. « Baisse voile » serait ainsi devenu Beychevelle. Ce récit explique le bateau figurant sur l’étiquette ; il se lit comme une tradition historique du lieu, plutôt que comme une description du travail viticole.
Une chartreuse transformée au fil des propriétaires
La reconstruction de 1757 donne à la demeure sa forme de chartreuse. Elle est menée par le marquis de Brassier. Après la Révolution, le domaine change de mains : l’armateur Jacques Conte l’acquiert en 1801, puis Pierre-François Guestier en 1825. Ces noms rappellent les liens étroits entre les propriétés médocaines, le négoce bordelais et les activités du port. L’histoire du château ne se résume donc pas à une succession de millésimes : elle appartient aussi à celle du commerce sur la Gironde.
Armand Heine achète Beychevelle en 1874. Il fait ajouter une aile et rénover les chais, avec l’architecte Henri Duphot. La famille Achille-Fould accompagne ensuite le domaine pendant plusieurs générations. Pour la période récente, la notice historique situe à 2011 l’association à parts égales de Castel et Suntory. Un nouveau chai est inauguré en 2016. Il ajoute un outil de production contemporain à un ensemble architectural dont la demeure demeure la partie la plus reconnaissable.
Des graves profondes et trois noms de vins
Le terroir de Beychevelle repose sur des graves garonnaises profondes. Le vignoble appartient à l’appellation Saint-Julien, au sein du Médoc. Le cabernet-sauvignon occupe la place principale dans l’encépagement, accompagné notamment de merlot et de petit verdot. Les proportions de cépages plantés ne décrivent pas automatiquement l’assemblage de chaque bouteille. Pour un millésime précis, la fiche technique du vin apporte la bonne information ; elle permet aussi de distinguer les décisions d’assemblage des caractéristiques permanentes du domaine.
Le nom Château Beychevelle désigne le grand vin, quatrième cru classé en 1855. Amiral de Beychevelle est son second vin. Brulières de Beychevelle porte pour sa part l’appellation Haut-Médoc. Cette distinction est essentielle devant une étiquette ou une offre de vente : trois vins liés à la même propriété ne deviennent pas un seul produit. Le classement du grand vin ne doit pas être reporté sur Brulières, et le mot « Amiral » n’est pas une simple présentation différente du Château Beychevelle.
L’article de référence décrit un élevage du grand vin en barriques de chêne et une recherche d’équilibre entre fruit, puissance et souplesse des tanins. Ces éléments servent à comprendre le travail du domaine ; ils ne constituent pas une note de dégustation d’une bouteille particulière. Une ancienne étiquette, une caisse d’Amiral et un millésime récent du grand vin doivent rester identifiés séparément. Le navire est un signe de reconnaissance utile, mais le nom complet du vin, l’année et l’appellation donnent l’identité exacte.
Questions sur Beychevelle
Quel est le prix d’un Château Beychevelle ?
Le repère daté de cette fiche concerne le grand vin et le format indiqué. Comparez le même millésime et le même nombre de bouteilles. Un prix de caisse ne se compare pas directement à un prix de bouteille.
Quel prix retenir pour Beychevelle 2019 ?
Le repère d’un autre millésime ne donne pas le prix du 2019. Pour cette année, recherchez une offre identifiant explicitement Château Beychevelle 2019, avec son format et sa date. L’état et la provenance accompagnent aussi une bouteille ancienne.
Le prix d’Amiral de Beychevelle est-il celui du grand vin ?
Non. Amiral de Beychevelle est le second vin du domaine. Son nom doit figurer dans la comparaison. Une offre d’Amiral 2019 répond à une recherche différente d’une offre de Château Beychevelle 2019.
Où se trouve le domaine ?
Comparer avec trois autres crus
- Château Léoville Las Cases : Saint-Julien, deuxième cru classé (1855, rouge)
- Château Gruaud Larose : Saint-Julien, deuxième cru classé (1855, rouge)
- Château Talbot : Saint-Julien, quatrième cru classé (1855, rouge)
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Sources : Conseil des grands crus classés, consulté le 7 octobre 2026 ; Wikipédia, article « Château Beychevelle », données consultées le 9 octobre 2026 (CC BY-SA 4.0) ; Wikimedia, septembre 2025 à août 2026, consulté le 9 octobre 2026 ; Agreste/FNSafer, valeurs 2023, classeur 2024 consulté le 9 octobre 2026 ; Millésima, offre observée le 9 octobre 2026.
